UMR 5060 CNRS-Université Bordeaux Montaigne

Nos tutelles

CNRS UBM

Autres équipes IRAMAT

CEB UTBM

Notre LABEX

LaScArBx






Antenne de Saclay

LAPA

Rechercher




Accueil > À la une

Séminaire « Pint of Science »

par FD - publié le

Séminaire « Pint of Science »

Séminaire « Pint of Science »

Comment les grains de sable permettent-ils la datation des monuments : exemples du Palais-Gallien et de la crypte de la basilique Saint Seurin à Bordeaux.

Au bar Molly Malone’s (83 quai des Chartrons à Bordeaux)
Mardi 16 mai à 19h

https://pintofscience.fr/event/comment-les-grains-de-sable-datent-les-monuments-

- Pierre Guibert (Ingénieur de Recherche au CNRS)
- Jean-Baptiste Javel (ancien Etudiant Master Archéométrie, Université Bordeaux Montaigne)
- Petra Urbanová (post-doctorante, Université Bordeaux Montaigne)

NB : en gras, les orateurs.

Les développements récents de la datation par luminescence optiquement stimulée (OSL, selon l’acronyme anglo-saxon Optically Stimulated Luminescence) permettent aujourd’hui de débloquer un verrou scientifique majeur de l’archéologie des monuments. Il est désormais possible de dater directement l’édification des maçonneries et ce, en étudiant les grains de sable contenus dans les mortiers de construction, matériau « à usage unique » fabriqué par les maçons lors de la construction. L’OSL est un phénomène physique auquel sont sujets de nombreux matériaux minéraux transparents. Ils sont le siège d’une faible émission de lumière, la luminescence, lorsqu’ils sont éclairés par une forte lumière externe (on dit « stimulés optiquement ») mais à la condition qu’ils aient été irradiés par des rayonnements ionisants au préalable. Dans notre cas, les grains de quartz du sable des mortiers présentent cette propriété. L’intensité de leur luminescence mesurée dans des conditions standard au laboratoire est alors proportionnelle à la dose d’énergie radioactive qu’ils ont reçue de la part de la radioactivité naturelle depuis leur dernière exposition à la lumière. Pour le sable utilisé dans la construction, cela correspond précisément au moment où il est mélangé à la chaux puis introduit dans une maçonnerie pour sceller les matériaux. Les grains de sable engagés profondément dans la maçonnerie, à l’abri de la lumière, peuvent donc intégrer l’énergie provenant de la radioactivité naturelle issue des matériaux de construction eux-mêmes, du sol et du rayonnement cosmique. A partir des résultats obtenus sur deux monuments bordelais, le Palais Gallien et la crypte de la basilique Saint Seurin, nous montrerons comment ces innovations méthodologiques contribuent à la connaissance du patrimoine architectural.